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TOP5 des erreurs quand j'ai créé mon atelier poterie à la maison

Photo du rédacteur: Cébé AtelierCébé Atelier

Dans la série à ne pas reproduire chez vous, je vous propose mon TOP5 des erreurs faites en créant mon atelier à la maison. Ces anecdotes font partie du chemin parcouru dans l'apprentissage de la céramique en candidat libre et témoignent de ma non-connaissance de la céramique à cette époque-là !


créer son atelier poterie à la maison

#1 - Faire moisir les murs de ma chambre d’amis…


True story. Ça faisait environ 6 mois que je m'entraînais dans la chambre d’amis. On est en hiver et avec l’humidité et la fraîcheur de la pièce (qui n'est pas très bien isolée), je me suis aperçue que de la moisissure avait poussé au plafond et avait contaminé le salon... 


On ne s'en rend pas forcément compte mais la pratique de la céramique, et surtout du tour, rend la pièce très humide. Ça parait logique mais je ne réalisais pas que ça puisse être à ce point là.


Le conseil que j'aurais aimé avoir :

Pensez à aérer très souvent, ne laissez pas de bacs d’eau sans couvercle, nettoyez votre espace de travail. Même si le sêchage de vos pièces produit de l’humidité, une bonne aération et le chauffage l’hiver devraient suffire. Si cela vous arrive je vous conseille quand même d’investir dans un déshumidificateur. De mon côté, je savais que c’était temporaire donc j’ai continué comme ça.


#2 - Faire moisir mon (seul) meuble de stockage/battage/recyclage


On reste dans la catégorie moisissure et problèmes d’humidité. Comme je l’explique dans mon article sur Comment créer son atelier poterie à la maison j’ai acheté une étagère IKEA en bois non traité qui me sert de stockage pour mes pièces. J’y mets aussi mon bac en plastique de décantage, ainsi que ma plaque de plâtre pour le recyclage de la terre.


Un jour, après avoir attendu 2 semaines que ma terre sèche sur mon plâtre (ce qui est très long, habituellement en hiver je compte 3 jours et en été une demi journée suffit), je décide de nettoyer ma plaque et la mettre dehors au soleil pour qu’elle sèche. En la retirant de l’étagère, je vois de la moisissure PAR-TOUT : sur l’étagère, sous l’étagère, sous la plaque de plâtre… Une jolie moisissure verte, bref, pas génial quand on invite du monde à dormir dans cette pièce.


Le conseil que j'aurais aimé avoir :

Laisser sécher la plaque de plâtre pendant 1 ou 2 jours entre chaque recyclage (voire plus pendant l’hiver). Surélever la plaque pour éviter qu’elle soit en contact direct avec l’étagère en bois. Le mieux pour la surélever, c’est des bandes de bois ou du plastique (j’ai testé les tupperwares mis à l’envers et ça marche !).  


#3 - Recycler ma terre sur du bois

Au début de ma pratique je m’étais dit que ça irait de recycler ma terre sur mes planches de bois qui me servent pour sortir mes pièces du tour. NON. Recycler sur du bois ce n’est pas possible parce qu’elle ne va pas absorber assez d'humidité pour pouvoir réutiliser la terre. Résultat : la terre ne sèche pas vraiment, la planche ondule et la moisissure arrive très rapidement.


Le conseil que j'ai eu mais que je n'ai pas appliqué tout de suite :

Achetez une plaque de plâtre chez Leroy Merlin à environ 10€. C’est aussi simple que ça ! Pensez simplement à prendre une plaque non hydrofuge pour qu’elle absorbe l’eau.



#4 - Utiliser de la terre chamottée

Pour rappel, la chamotte c’est le fait d’incorporer de très petits morceaux de terre cuite dans l’argile. L’objectif premier est de créer de la texture à la terre, elle n'est plus lisse elle devient "granuleuse". C’est assez recommandé pour des sculptures ou des grosses pièces car la chamotte solidifie la structure de l’argile, donc moins de casse à la cuisson et un rendu robuste. Il y a plusieurs tailles de chamottes, de la plus fine qu’on ne perçoit presque pas, jusqu’à de gros morceaux de terre incorporés.


Me concernant, j’ai commencé ma pratique avec du grès blanc lisse, non chamotté. Quand j’ai progressé, j’ai eu besoin de beaucoup plus de terre car j’allais plus vite et je pouvais tourner beaucoup plus de pièces à l’heure. Malheureusement, le fournisseur était en rupture de stock et je n’ai pas trouvé de terre avec le même taux de retrait. J’ai donc décidé de prendre du grès blanc avec une chamotte impalpable (très fine donc). Dans mon cas, la chamotte n’était pas gênante pour tourner puisque je ne la sentais pas. De plus, elle avait le même retrait que ma terre lisse donc je pouvais les mélanger sans problème.


Le souci que j’ai eu, c’est quand je me suis aperçue que la chamotte bouchait beaucoup plus mon évier que d’habitude… 


Le conseil que j'aurais aimé avoir :

La chamotte c’est top, j’adore son rendu, j’adore la texture qu’elle apporte, mais à utiliser quand tu as un bac de décantation sous ton évier.



#5 - Ne pas anticiper la progression


Quand je me suis lancée dans mon année de formation pour passer le CAP en candidate libre, je n'avais pas anticipé que j’allais produire de plus en plus et assez rapidement. C’est une bonne nouvelle en soi, ça veut dire que je progresse mais ça a aussi des conséquences sur la logistique de mon petit atelier maison.


Je me suis retrouvée très très souvent bloquée dans ma pratique : 

  • manque de terre pour m’entraîner car tout est à sécher ou à recycler

  • trop de terre à recycler donc embouteillage sur la plaque de plâtre 

  • trop de pièces crues à stocker avant recyclage

  • plus assez d’espace (pour battre, pour stocker…)


Ce que j'ai fait pour continuer :

Pour pallier ces blocages, je pouvais : 

  • Attendre que la terre recyclée sèche sur le plâtre (sachant qu’en hiver ça prenait trop de temps)

  • Trouver une solution logistique 

  • Sortir de ma grotte et pratiquer ailleurs


Premièrement, j’ai lâché mon atelier maison et mon tour pour faire de la pratique libre dans un autre atelier poterie à Nantes. Ça coûte plus cher et ça prend plus de temps puisque je devais me déplacer, mais c'était très chouette aussi puisque j'y ait fait de belles rencontres et j'ai pu cuire quelques pièces.


Dans un second temps, j’ai acheté une 2ème plaque de plâtre. Depuis le début je disais tout le temps “je n'ai pas la place pour une 2ème plaque donc je suis coincée.” Et bien non. Quand on a besoin de place, on en fait ! Et ça m'a débloquée instantanément.


Avec le recul c'était une vraie aventure cette année de tournage à la maison : rien de grave, rien d’insurmontable, beaucoup d’apprentissages.



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